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Et si nous généralisions la maquette numérique (BIM)?

Article de Michel Jouvent (MRICS, Délégué Général d’Apogée) paru dans la revue Management Immobilier en Septembre 2013.

Et si nous généralisions la maquette numérique (BIM)?

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Signature d’un partenariat entre Bouygues Construction et Autodesk

Article-Vidéo de btp-informatic.com paru le 07/02/13 sur la signature d’un partenariat entre Bouygues et Autodesk

http://www.btpinformatic.fr/wiki/Partenariat%20BIM%20Autodesk%20Bouygues

Le BIM est un outil exceptionnel pour gérer le cycle de vie du bâtiment, sa maintenance et même son démantèlement. Cependant, le BIM peut aussi être utilisé dans d’autres domaines, tels les travaux publics.

Fin 2011, Bouygues Construction et Autodesk ont signé un partenariat stratégique concernant le BIM. Non seulement les réflexions sont déjà bien avancées au sein de Bouygues Construction, mais elles sont appliquées sur le terrain, et même en dehors du cadre du bâtiment, se développant aussi dans les travaux publics et le génie civil.

Ainsi, le BIM est un outil efficace pour optimiser les opérations de maintenance, réduire les délais de construction grâce à une optimisation de la logistique de chantier, et pour atteindre les performances requises notamment dans le domaine de l’énergie.

« L’utilisation du BIM et des outils de simulation associés [permet la] transformation d’une entreprise générale de construction en entreprise globale » capable d’assurer non seulement la « phase de conception/construction/maintenance [mais aussi] la gestion des énergies et des services associés aux occupants », propos cités par Gaëtan Desruelles, Directeur Général adjoint en charge de la R&D et de la Construction Durable chez Bouygues Construction.

Gaëtan Desruelles termine son propos par le slogan « Construire avant de construire ».

Quel lien entre PLM et BIM ?

BIM et PLM
http://www.blog-logiciel-btp.com/bim–plm–une-vraie-complementarite-7e2312cc6a8c5e0f246ec656733ad469.html
Le BIM et le PLM sont complémentaires.
Le PLM (Product Lifecycle Management) est un outil de gestion du cycle de vie d’un produit.
Le BIM est une plate forme collaborative qui permet l’interopérabilité entre les différents logiciels métiers grâce aux IFC. En ce sens, il ne permet pas en soi la gestion du cycle de vie du bâtiment, il ne fait que le couvrir.
Ainsi, le BIM est un objet passif qui permet de savoir à l’instant présent quel est l’état du bâtiment, et le PLM permet de savoir quelles ont été les modifications faites à tel ou tel moment, et ainsi de savoir quel a été l’état du bâtiment à un moment donné dans le passé.
Etant deux outils distincts et complémentaires, c’est en ce sens que leur association permettra une gestion complète de l’infrastructure sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment.
Chez Lascom, le principe d’une application « BIM-PLM » consistera en l’importation d’un fichier IFC pour générer « l’ensemble des arborescences et des objets techniques au sens PLM ». Le fichier IFC sera mis à jour à travers les modifications opérées dans le PLM.

Le BIM, applications et enjeux

Les applications et enjeux du BIM dans la gestion du patrimoine, Janvier 2012

http://www.active3d.net/fr/accueil/autour-d-active3d/bim-et-gestion-technique-de-patrimoine

Le BIM est déjà utilisé dans la gestion de plusieurs dizaines de millions de m² en France, il est destiné à devenir un réflexe.

Il existe une rupture terminologique correspondant à la rupture de fonction entre le maître d’ouvrage, pendant la conception et la construction, et le gestionnaire technique de patrimoine, une fois que le bâtiment est construit. En effet, bien qu’étant parfois les mêmes acteurs, leur rôle est différent, et il arrive souvent que les équipes qui suivent la construction du bâtiment ne soient pas celles qui l’exploitent. Il y a donc un besoin de transmission des données.

De plus, il existe différentes fonctions de la gestion technique du patrimoine. Dans le secteur public, elles sont en général assurées par une même personne, le gestionnaire de patrimoine. Dans le privé, il en existe 3, l’asset manager, le property manager et le facility manager. Chacun de ces acteurs a besoin de données centralisées sur le bâtiment qu’ils gèrent.

Ainsi, le BIM n’est pas intéressant que pour la conception ou la construction, mais aussi pour l’exploitation du patrimoine, en ce sens qu’il permet un accès rapide aux différentes informations requises par les gestionnaires de patrimoine.

Pour exemple, Active3d (source de l’article) est utilisé par l’Etat, de grosses collectivités et des gestionnaires de gros patrimoines privés. L’intérêt du BIM est d’identifier chaque objet du bâtiment par ses données graphiques, intelligentes et ses liens avec les autres objets.

La création de la base de données (BDD) est faite en important les plans de l’architecte au format IFC, et cette BDD est automatiquement mise à jour lors de modifications ultérieures.

D’après l’article, le gain de temps entre la mise à jour automatisée (une modification sur un secteur se répercute sur les autres) via le BIM et la mise à jour manuelle (il faut reprendre la modification pour chaque secteur) des informations est d’un facteur 100.

Par ailleurs, le BIM peut être étendu à d’autres utilisations.

Par exemple la géolocalisation de chacun des objets du bâtiment par rapport à son environnement extérieur. Ainsi, il existe déjà en Janvier 2012 des réflexions portées sur la jonction entre les données de la maquette numérique du bâtiment au format IFC et les données urbaines au format City-Gml.

De même, on parlerait d’un « BIM sémantique », ajoutant des règles d’interdépendance entre les objets dans un contexte dédié, cela pouvant donner suite à des logiciels de simulation de mouvements de population (alertes incendie).

Ainsi, le BIM est un atout majeur pour la gestion technique du patrimoine. Au vu de la surface déjà gérée en BIM, il constitue déjà une réalité, mais il faut encore faire évoluer l’usage au sein des différentes professions du bâtiment.

L’avis de cad-magazine sur le BIM

Cad-magazine de septembre-octobre 2012
http://ftp2.bentley.com/dist/collateral/docs/buildings/cad169_pp34-35_dossier%20bim_Sept2012.pdf
Il n’existe pas actuellement d’interopérabilité générale efficace entre les différents outils numériques. Le surcoût engendré ne semble cependant pas encore suffisant pour inciter les entreprises françaises à utiliser le BIM.
Le BIM est un outil en pleine expansion dans le monde. En effet, plusieurs pays (Allemagne, Australie, Singapour) l’utilisent. D’après le directeur commercial de Bentley France, les entreprises qui ne comptent pas l’utiliser risquent de perdre leur compétitivité. En effet, le manque d’interopérabilité entre les différents outils numériques coûte cher, ce qui a un impact dans le coût de la construction. Le BIM a pour but de supprimer ces problèmes.
Cependant, certains professionnels redoutent de voir leur activité affaiblie par l’arrivée du BIM.
Pourtant, le BIM a toutefois besoin de passer par des étapes de validation, ce qui induit le développement de nouvelles compétences, celles du « BIM manager ». Leur rôle est de guider et de surveiller le projet de construction.
L’auteur conclut en soulignant que les maîtres d’ouvrage seront un facteur d’incitation pour les entreprises à passer au BIM.