Contribution de l’Union Social pour l’Habitat

Maquette numérique et organismes Hlm : expérimentation et diffusion

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Contribution présentée par Antoine Ferré, Délégation Générale, Mission Numérique Hlm.

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Point clés à développer (ni définitifs ni exhaustifs)

Donner la priorité à l’existant : compte tenu des volumes de logements concernés pour le parc HLM, les principaux enjeux portent sur le parc existant, même si le lancement des appels d’offres pour la construction neuve pourrait être développé relativement rapidement.

Principes généraux :

–          La maquette numérique, comme tous les « livrables » produits par les différents intervenants dans les phases de construction et d’exploitation des bâtiments, devrait être la « propriété » du Maître d’ouvrage qui peut l’utiliser dans le respect des droits de propriété intellectuelle de ceux qui la lui ont livrée, et qui se sont engagés contractuellement sur la validité de son contenu, à un instant donné (il faudrait pouvoir retrouver le contenu de la maquette numérique « validée » à différentes étapes clés de la vie du bâtiment),

–          A un terme (difficile à définir de façon réaliste), pour tous les bâtiments qu’il gère, le maître d’ouvrage devrait pouvoir disposer d’une représentation numérique, tenue à jour en permanence par les différents acteurs métier internes et enrichie des données liées aux interventions externes,

–          Mais veiller à ne pas viser à la mise en place d’une « usine à gaz », impossible à généraliser sur l’ensemble du parc ou à maintenir à jour dans le temps pour être réellement utilisable par les différents métiers dans l’organisme,

–          Pour favoriser le déploiement de la maquette numérique par les maîtres d’ouvrage HLM, il serait utile de mettre au point et diffuser largement des modèles de documents contractuels (CCTP types), listes d’intervenants potentiels BIM (architectes, BE, entreprises),

–          Faire le lien avec les travaux engagées dans les organismes dans les domaines de la « géomatique ».

Dans la phase de conception / construction :

–          Faciliter la mise en évidence, pour le Maître d’ouvrage, du gain en qualité « globale », en termes économiques (faible coût du test de plusieurs solutions), en sécurité réglementaire et en qualité d’exécution (limitation des malfaçons par la disponibilité de données visualisables, en situation, sur le chantier).

–          Clarifier les modalités de rémunération des différents intervenants, ainsi que les obligations contractuelles de chacun au moment de la « transmission » d’une version (ou d’un état) de la maquette de l’un vers l’autre, et en particulier celle du DOE numérique complet,

–          Identifier les éléments du process de construction pouvant faire l’objet d’engagements des intervenants conduisant à une diminution de la sinistralité prise en compte dans  les coûts d’assurance.

Avant la mise en exploitation du bâtiment :

–          Vérifier que toutes les informations nécessaires à la gestion technique courante et à la gestion locative sont présentes dans la maquette,

–          Faire évoluer les progiciels de gestion HLM pour garantir l’import, à partir du format IFC, dans les bases de données de gestion de leurs produits, des informations précédentes,

–          Garantir les conditions d’archivage de la maquette numérique « validée DOE » pour permettre de récupérerer ultérieurement, par exemple en cas de restructuration lourde ou de démolition, des informations techniques non utilisées en gestion courante.

Dans la phase d’exploitation du bâtiment

–          Mettre en évidence l’intérêt, pour le gestionnaire de disposer des droits sur différentes versions de la maquette numérique pour considérablement simplifier les études ultérieures (par exemple les données numériques correctement assemblées par zone de gestion permettront au bailleur de disposer des différents métrés dont il a besoin).

–          Faire émerger une fonction de « BIM manager » interne, pour faciliter l’utilisation et la mise à jour des maquettes numériques des bâtiments progressivement intégrées dans l’organisme, à partir de tous les outils métiers utilisés dans l’organisme, en mettant l’accent principalement sur l’entretien et les travaux,

–          Préciser les conditions permettant aux intervenants externes d’alimenter la maquette numérique du bâtiment en exploitation (réflexions autour du modèle COBIE),

–          Associer le plus en amont possible les éditeurs de progiciels Hlm pour préparer les évolutions de leurs outils pour favoriser le partage des informations issues de la maquette numérique.

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