Le BIM, applications et enjeux

Les applications et enjeux du BIM dans la gestion du patrimoine, Janvier 2012

http://www.active3d.net/fr/accueil/autour-d-active3d/bim-et-gestion-technique-de-patrimoine

Le BIM est déjà utilisé dans la gestion de plusieurs dizaines de millions de m² en France, il est destiné à devenir un réflexe.

Il existe une rupture terminologique correspondant à la rupture de fonction entre le maître d’ouvrage, pendant la conception et la construction, et le gestionnaire technique de patrimoine, une fois que le bâtiment est construit. En effet, bien qu’étant parfois les mêmes acteurs, leur rôle est différent, et il arrive souvent que les équipes qui suivent la construction du bâtiment ne soient pas celles qui l’exploitent. Il y a donc un besoin de transmission des données.

De plus, il existe différentes fonctions de la gestion technique du patrimoine. Dans le secteur public, elles sont en général assurées par une même personne, le gestionnaire de patrimoine. Dans le privé, il en existe 3, l’asset manager, le property manager et le facility manager. Chacun de ces acteurs a besoin de données centralisées sur le bâtiment qu’ils gèrent.

Ainsi, le BIM n’est pas intéressant que pour la conception ou la construction, mais aussi pour l’exploitation du patrimoine, en ce sens qu’il permet un accès rapide aux différentes informations requises par les gestionnaires de patrimoine.

Pour exemple, Active3d (source de l’article) est utilisé par l’Etat, de grosses collectivités et des gestionnaires de gros patrimoines privés. L’intérêt du BIM est d’identifier chaque objet du bâtiment par ses données graphiques, intelligentes et ses liens avec les autres objets.

La création de la base de données (BDD) est faite en important les plans de l’architecte au format IFC, et cette BDD est automatiquement mise à jour lors de modifications ultérieures.

D’après l’article, le gain de temps entre la mise à jour automatisée (une modification sur un secteur se répercute sur les autres) via le BIM et la mise à jour manuelle (il faut reprendre la modification pour chaque secteur) des informations est d’un facteur 100.

Par ailleurs, le BIM peut être étendu à d’autres utilisations.

Par exemple la géolocalisation de chacun des objets du bâtiment par rapport à son environnement extérieur. Ainsi, il existe déjà en Janvier 2012 des réflexions portées sur la jonction entre les données de la maquette numérique du bâtiment au format IFC et les données urbaines au format City-Gml.

De même, on parlerait d’un « BIM sémantique », ajoutant des règles d’interdépendance entre les objets dans un contexte dédié, cela pouvant donner suite à des logiciels de simulation de mouvements de population (alertes incendie).

Ainsi, le BIM est un atout majeur pour la gestion technique du patrimoine. Au vu de la surface déjà gérée en BIM, il constitue déjà une réalité, mais il faut encore faire évoluer l’usage au sein des différentes professions du bâtiment.

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